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Jan 06

l’open source stimule le marché du SGBD

30 janvier 2006 | Non classé

Oracle, Sybase et Microsoft ont dévoilé la nouvelle version de leur systême de gestion de base de données et font face à  des concurrents venus du Libre.

Loin des batailles marketing et commerciale que se livrent Oracle, Microsoft et IBM, les bases de données open source MySQL 5, PostgreSQL 8.1 ou encore l’étoile montante Firebird montent en puissance. Une menace qui n’a échappé à  aucun des grands éditeurs de systêmes de gestion de base de donnéees (SGBD), chacun ayant bà¢ti sa propre stratégie.

« Nous ne visons pas les parts de marché de tel ou tel éditeur, se défend Michael Carney, responsable du développement de MySQL en France. Nous cherchons à  développer la meilleure base de données possible en fonction de ce que nos utilisateurs nous demandent, pour leur offrir un produit de qualité que bien souvent ils ne pourraient pas se payer chez un éditeur commercial. Nous sommes en quelque sorte le Volkswagen ou l’Ikéa du SGBD ! »

Au-delà  du clin d’oeil, ces solutions open source ont gagné en maturité. MySQL 5 bénéficie enfin de procédures stockées, de déclencheurs (triggers) et de la gestion de vues. Le SGBD dispose aussi de la technologie de distribution des transactions XA et va bénéficier sous peu d’une évolution importante de MySQL Network, son outil d’administration. De son cà´té, PostgreSQL n’est pas en reste. Sa version 8, enfin disponible en mode natif sous Windows, implémente les table spaces pour distribuer une base sur de multiples disques, la solution de réplication Slony-I et un connecteur Microsoft.NET. La toute derniêre évolution, 8.1, introduit à  son tour la gestion des droits des utilisateurs par rà´le ou encore le 2-phase commit, un mode de validation des données nécessaire en environnement distribué.

Cette technologie a visiblement séduit Sun Microsystems, puisque le californien a annoncé non seulement la distribution de PostgreSQL avec Solaris 10, mais aussi une maintenance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Face à  cette montée en puissance, tous les grands éditeurs ont réagi en proposant, sur le marché, des déclinaisons gratuites de leur logiciel vedette. IBM, Sybase, Oracle puis Microsoft ont lancé des versions bridées en nombre de processeurs, d’enregistrements ou d’espace mémoire. « Cela prouve bien qu’on leur met une certaine pression, ironise François Suter, contact régional de la communauté PostgreSQL. Mais attention aux limitations que présentent ces versions gratuites. Nous avons nous aussi une offre gratuite, mais sans limites ! »

01net.com


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